MMuskaLabJournal créatif

Article MuskaLab

J’ai créé mon site avec Codex, et ça a été beaucoup plus simple que prévu

Aucun commentaire

L’idée de départ était assez simple, je voulais enfin créer un site qui regroupe un peu tout ce que je fais, mes formations, mes vidéos YouTube, mes expérimentations autour de Blender, de l’intelligence artificielle, du design, du vibe coding, et aussi les petites applications et les jeux vidéo que j’ai pu créer au fil de mes cours ou simplement pour tester des idées.

Le but n’était pas vraiment de vérifier s’il était possible de créer un site avec une IA. Cela fait déjà au moins deux ans que je sais que c’est possible, et on a maintenant suffisamment d’exemples pour ne plus vraiment se poser la question. Ce qui m’intéressait surtout, c’était de voir à quelle vitesse j’allais pouvoir le faire, à quel point le processus serait fluide, et surtout jusqu’où j’allais pouvoir pousser mes idées sans avoir les compétences techniques d’un développeur web.

Je savais que Codex allait pouvoir me générer des pages, organiser le contenu et produire quelque chose de fonctionnel. En revanche, je pensais que j’allais passer beaucoup plus de temps à lui faire comprendre ce que je voulais, notamment sur les aspects graphiques, les animations, les transitions ou certains détails un peu plus spécifiques à la direction artistique que j’avais en tête.

Au final, c’est probablement ce qui m’a le plus surpris, pas le fait que Codex sache créer le site, mais la facilité avec laquelle j’ai pu le construire avec lui.

Construire le site sans réellement coder

Je suis habitué à travailler sur le design, l’image, la composition, la 3D ou la direction artistique, mais je ne suis pas développeur web. Je peux avoir une idée assez précise de ce que je veux voir à l’écran, sans forcément savoir comment la traduire proprement en HTML, en CSS ou en JavaScript.

Avec Codex, cette partie technique est presque devenue secondaire.

Je pouvais lui expliquer ce que je voulais avec mes mots, lui demander de modifier la taille d’un élément, de rendre une animation plus fluide, de déplacer une section, de changer la manière dont une page apparaissait ou simplement de retravailler un détail parce que visuellement, quelque chose ne me convenait pas.

Certaines demandes étaient précises, d’autres beaucoup moins, et pourtant il arrivait généralement à comprendre la direction que je voulais prendre. Quand le résultat n’était pas tout à fait bon, je lui demandais de reprendre, de simplifier ou d’aller dans une autre direction, et on avançait comme ça, progressivement.

C’est assez difficile à résumer en disant simplement que l’IA génère du code, parce que dans la pratique, j’avais beaucoup plus l’impression de travailler avec quelqu’un à qui j’expliquais mes idées qu’avec un outil auquel je demandais des lignes de programmation.

Le site s’est construit très rapidement, avec une page d’accueil, différentes pages pour les formations, les vidéos, les applications, les jeux vidéo, le blog et les autres éléments que je voulais présenter.

Je pensais honnêtement que certains détails allaient me demander plusieurs heures, ou que j’allais devoir abandonner certaines idées parce qu’elles seraient trop compliquées à mettre en place. En réalité, la plupart ont été intégrées assez facilement.

Le site complet a donc été créé en quelques heures à peine, ce qui était nettement plus rapide que ce que j’avais imaginé au départ.

Le passage par OVH

Il y a quand même eu une partie un peu moins fluide, la connexion avec l’hébergement.

J’utilise OVH, et il a fallu retrouver les bonnes informations, comprendre quels accès utiliser, vérifier les paramètres, connecter le dépôt GitHub et faire en sorte que l’ensemble communique correctement.

Cela m’a pris environ une heure, avec quelques essais, quelques erreurs et ce moment assez classique où l’on se demande si le problème vient de l’identifiant, du mot de passe, du serveur, du port ou simplement du fait qu’on n’est pas dans le bon menu.

Codex m’a néanmoins guidé pendant toute cette étape. Il m’indiquait les informations dont il avait besoin, où j’étais susceptible de les trouver dans l’interface OVH et comment les utiliser.

Une fois cette configuration terminée, tout est devenu étonnamment simple.

Codex a pu prendre en charge la mise en ligne, puis les mises à jour suivantes. Depuis, lorsque je modifie une page, ajoute un contenu ou corrige un détail, il peut envoyer directement la nouvelle version du site en ligne.

C’est certainement la partie qui m’a le plus bluffé.

Après la petite heure nécessaire pour régler les accès avec OVH, la gestion du déploiement est devenue complètement transparente. Il n’y a pas eu de bugs particuliers, pas d’erreurs à chaque mise à jour, pas de procédure compliquée à recommencer, tout est rapide, fluide et fonctionne simplement.

C’est à ce moment-là que je me suis réellement rendu compte que je n’étais pas seulement en train de créer une série de pages web, mais un vrai site que j’allais pouvoir continuer à faire évoluer très facilement.

Au départ, je voulais simplement intégrer mes anciennes applications

J’avais déjà créé différentes petites applications et quelques jeux vidéo en vibe coding, principalement pendant mes cours ou pour illustrer ce qu’il était possible de réaliser avec les outils d’intelligence artificielle.

Mon idée initiale était simplement de les intégrer au site.

Je voulais créer une catégorie consacrée aux applications, une autre aux jeux vidéo, et utiliser les projets existants comme exemples.

Ils avaient été créés à différentes périodes, avec différents outils et sans véritable direction artistique commune, mais ce n’était pas forcément un problème. Ils fonctionnaient, ils permettaient de montrer des idées et ils pouvaient déjà servir de support pédagogique.

Puis j’ai vu à quelle vitesse le site se construisait.

Je me suis dit que, puisque j’étais capable de créer l’ensemble du site en aussi peu de temps, je pouvais probablement me permettre de reprendre les applications et les jeux pour les adapter complètement à sa direction artistique.

Ce qui aurait représenté un travail assez conséquent auparavant devenait beaucoup plus raisonnable. Au lieu d’intégrer des projets visuellement très différents les uns des autres, je pouvais recréer leurs interfaces, harmoniser les couleurs, les typographies, les boutons, les animations et faire en sorte que tout donne vraiment l’impression d’appartenir au même univers.

Cela me permettait aussi de reprendre les idées que j’avais déjà utilisées pendant mes cours, d’en tester de nouvelles et de voir ce que les modèles récents étaient capables de produire.

Refaire les applications avec Gemini, GLM 5.2 et CoWork

J’ai donc utilisé plusieurs outils pour recréer ou développer les applications et les jeux, notamment Gemini, GLM 5.2 et CoWork d’Anthropic.

L’objectif n’était pas forcément de réaliser un comparatif très méthodique entre les modèles. Je voulais surtout tester leur capacité à transformer une idée en application utilisable, tout en respectant une direction artistique déjà définie.

C’était également une manière de voir comment chacun réagissait à des demandes assez similaires, comment il organisait une interface, comment il gérait les interactions, le design, les petits détails graphiques ou les fonctionnalités qui pouvaient sembler simples au départ mais qui demandaient parfois plusieurs ajustements.

Il y avait aussi une différence importante avec mes précédentes expérimentations, cette fois, les applications n’étaient pas créées indépendamment les unes des autres. Elles devaient fonctionner seules, bien sûr, mais aussi s’intégrer correctement dans le site.

Il fallait donc conserver une certaine cohérence graphique entre des projets parfois très différents, sans pour autant donner l’impression qu’ils étaient tous identiques.

C’est là que le rôle humain reste encore très présent.

Les modèles peuvent produire très rapidement une première proposition, parfois même une proposition déjà assez convaincante, mais il faut encore être capable de décider si l’interface est lisible, si les choix graphiques sont cohérents, si l’expérience est agréable et si le résultat correspond réellement à l’intention de départ.

Dans mon cas, l’IA m’a surtout permis d’aller beaucoup plus vite dans l’exécution. Les choix de direction artistique, les corrections, les arbitrages et la manière dont l’ensemble devait fonctionner restaient liés à ce que je voulais obtenir.

Une vitrine professionnelle, mais aussi un support de cours

Le site doit bien sûr me permettre de présenter mes activités, mes formations et mes différentes prestations auprès des écoles, des organismes de formation, des entreprises ou des agences qui peuvent avoir besoin d’un formateur sur Blender, l’intelligence artificielle, le design ou la création numérique.

Il regroupe également mes contenus, mes vidéos et différents projets qui étaient jusque-là un peu dispersés.

Mais il est aussi pensé comme un futur support pédagogique.

Les applications et les jeux vidéo vont me permettre de montrer directement pendant mes cours ce qu’il est possible de créer avec les outils actuels. Je pourrai présenter une idée, expliquer comment elle a été développée, montrer les différentes étapes, comparer certains résultats et surtout permettre aux apprenants de tester eux-mêmes les projets.

Le site, en lui-même, devient également un exemple assez parlant.

Je peux montrer qu’il est aujourd’hui possible de partir de zéro, de créer un site relativement complexe, de gérer son design, son contenu, ses animations et sa mise en ligne en quelques heures, même sans être développeur web.

Cela ne veut pas dire que tout se fait automatiquement ou qu’il suffit d’écrire une phrase pour obtenir immédiatement un site professionnel.

Il faut savoir ce que l’on veut montrer, organiser les informations, juger le résultat, corriger ce qui ne fonctionne pas et avoir une idée assez claire de l’expérience que l’on souhaite proposer.

Dans mon cas, mes connaissances en design et en direction artistique m’ont évidemment aidé, même si je n’avais pas les compétences techniques nécessaires pour construire le site de manière traditionnelle.

L’IA n’a pas décidé à ma place de ce que devait être le site, elle m’a surtout permis de le réaliser beaucoup plus rapidement et beaucoup plus facilement.

Ce que cela change pour le web design

Cette expérience pose évidemment la question de l’évolution du métier de web designer, même s’il faut éviter d’en tirer des conclusions trop rapides.

Pour le moment, les compétences d’un web designer restent une vraie valeur ajoutée.

Créer un site professionnel ne consiste pas uniquement à produire une interface agréable. Il faut réfléchir à la navigation, à l’ergonomie, à la manière dont les informations sont organisées, au public ciblé, aux performances, au référencement, à l’accessibilité et aux objectifs commerciaux du projet.

Une personne qui utilise Codex pour créer son premier site ne pensera pas nécessairement à tous ces éléments. Elle risque de se concentrer sur ce qu’elle voit, sans forcément comprendre les problèmes qui peuvent exister derrière l’interface.

Un web designer expérimenté possède cette culture et cette capacité à analyser un besoin dans son ensemble.

En revanche, il va probablement pouvoir travailler beaucoup plus vite.

Quand je dis qu’un web designer pourrait créer dix fois plus rapidement, c’est évidemment une simplification, mais elle permet de comprendre la direction générale. Une grande partie du temps qui était auparavant consacrée à la production technique peut maintenant être utilisée pour tester davantage d’idées, proposer plusieurs versions, corriger plus rapidement ou consacrer plus de temps à la réflexion.

Cela implique forcément une évolution des offres et de la manière de travailler.

Un web designer pourra produire davantage, mais il devra aussi probablement trouver davantage de clients, revoir ses tarifs, proposer des services différents ou se positionner davantage sur le conseil, la stratégie, l’expérience utilisateur et la direction artistique.

Les mêmes outils pourront aussi l’aider à préparer ses offres, créer du contenu, automatiser une partie de sa communication ou faciliter sa prospection, donc la transformation ne concerne pas seulement la production des sites.

À plus long terme, la question reste quand même ouverte.

On peut assez facilement imaginer un outil comme CoWork capable de gérer une partie de plus en plus importante du travail, analyser un brief, proposer une direction graphique, créer le site, le mettre en ligne, analyser les résultats et apporter des corrections.

Aujourd’hui, il reste encore des choses auxquelles l’utilisateur doit penser lui-même, notamment tout ce qui concerne la stratégie, le public ciblé ou la cohérence générale d’une offre.

Cela peut néanmoins évoluer très vite, et il serait un peu naïf de penser que les outils vont simplement rester au niveau actuel.

Pour le moment, je vois surtout l’IA comme un moyen de réaliser beaucoup plus facilement des projets que je n’aurais probablement pas entrepris seul, ou qui m’auraient demandé beaucoup trop de temps.

Dans le cas de ce site, je savais qu’il était possible de le créer avec l’IA. Ce que je n’avais pas anticipé, c’était à quel point l’ensemble allait être rapide, fluide et finalement assez agréable à construire.

Je pensais devoir me battre davantage avec la technique, abandonner certaines idées ou accepter un résultat beaucoup plus générique. Au final, j’ai pu créer le site que j’avais en tête, refaire mes applications pour les adapter à sa direction artistique, automatiser la mise en ligne et transformer l’ensemble en outil professionnel et pédagogique.

Ce n’était donc pas vraiment une expérience destinée à prouver que l’IA pouvait créer un site.

C’était simplement la création de mon site, avec des outils qui m’ont permis de le faire beaucoup plus facilement que ce que j’avais imaginé.

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera visible après validation.